La Niado Carnousenco

Bienvenue sur le blog de la Niado Carnousenco

22
juin 2011
Les traditions
Posté dans association par niado à 7:28 | Pas de réponses »

 

Les traditions

De nombreuses fêtes provençales se déroulent selon les lieux et les saisons, notamment les « voto », fêtes de village ou de quartier dédiées à un saint patron.
La culture provençale, la musique et la danse, les costumes traditionnels et la langue s’y manifestent collectivement.
Nous n’en donnons ici que quelques unes. Il faudrait aussi citer « lei tripeto » à Barjols, les fêtes liées à la vigne et au vin, les fêtes locales (comme celle de la « Tarasco » à Tarascon) la « Sant Jan » bien sur.
Et même les divertissements populaires dont les fameux jeux de boule (où l’on parle aussi provençal)

Noel

La période de Noël (qui se dit parfois Calèndo en Provençal) est un moment très important pour les provençaux.
C’est un temps riche en symboles, en gestes et en cérémonies pour certaines encore très vivantes.
Avant d’être la nativité chrétienne, cette fête est celle du solstice d’hiver et du retour du soleil. Fortement chargée de traditions, elle est importante pour tous, croyants ou non.
Pendant toute cette période, on se dit au revoir en ajoutant à chaque fois « a l’an que vèn »(à l’année qui vient), ce à quoi les initiés répondent  » e se sian pas mai, que siguen pas mens » ( et si nous ne sommes pas plus, ne soyons pas moins)
Le temps de Noël est long ; il s’étale du début du mois de décembre à la Chandeleur.
L’un des premiers signes qui marque le début des préparatifs à lieu pour la Sainte Barbe le 04 décembre : on met quelques grains de blé ou de lentilles à germer dans une petite assiette. On appelle ceci « lou blad de Santo Barbo » (le blé de la Sainte Barbe) On posera cette assiette sur la table du réveillon. Le sens symbolique est celui de la renaissance : pour certains, la qualité des récoltes à venir et la bonne santé de tous dépendent de la croissance du blé.
Mais les préparatifs se focalisent surtout sur la préparation de la crèche : « lou belen » ou « la crecho »Les santons ou « santoun », statuettes de terre cuite représentant les personnages d’un village provençal des siècles passés, cheminent dans un décor de mousse et de feuillages vers l’étable, lieu de nativité. Le meunier, le maire, les vieux, l’aubergiste, le chasseur, la lavandière… tous se reconnaissent facilement à leurs habits et leurs accessoires. beaucoup sont inspirés de la pastorale Maurel, pièce de théâtre chantée , créée à Marseille en 1844 et toujours très célèbre. La crèche se fait dans de nombreux foyers, même si l’on n’est pas forcement croyant. Les santons sont en vente dans de nombreux magasins de la région à la célèbre foire aux santons de Marseille ou sur les marchés de Noël qui occupent les places des villes et villages en décembre.
La fête de Noël proprement dite, commence le 24 décembre au soir. La famille se réunit autour d’un grand repas « lou gros soupa », qui, s’il est copieux, doit rester maigre (sans viande) les plats que l’on mange ce soir là ne sont pas choisis au hasard.
Les plus traditionnels sont, selon les endroits, la salade à l’anchois et au celeri, le gratin de cardes (ou blettes), la sauce d’épinard, le catigot d’anguilles, la raïtes de morue…
A la fin du repas, arrivent les célèbres « trege dessert » les 13 desserts. mais pas de lite « officielle » sauf les « quatre mendi cant » les 4 mendiants. Les familles se contentaient autrefois de ce qu’elles avaient en fonction de leur origine géographique et de leurs moyens. Citons tout de même les plus répandus :
Les quatre mendiants
« Amelo » ou « amendo » (amandes sêches), « nose » ou  » noui » (noix ou noisettes), « figo seco » (figues sèches) et « panso » (raisins secs). Autres desserts
« dati » (dattes), « aranfe / arangi » (oranges), « poumo » (pommes), « pero » (poires), « meloun verdau » (melon d’hiver), « pasto de coudoun » (pâte de coing), « poumpo a l’oli » (pompe à l’huile), « fru counfit » (fruits confits), « calissoun » (calisson – confiserie à l’amande), « nougat ».
Après le repas, la tradition veut que l’on attende la messe de minuit en chantant des Noëls Provençaux. Ces nombreux chants, racontent tous la naissance du Christ en reprenant l’histoire des personnages de la crèche.
La journée du 25 décembre est moins traditionnelle que celle du 24. Le repas est festif, avec viandes, une volaille le plus souvent. Le lendemain de Noël (traditionnellement férié en Provence) on fête la Saint-Etienne et on mange des « estevenoun » (petit Etienne), sorte de petite fougasse briochée coupée en formes diverses, souvent en être humain, ou une gourde (à Toulon), une marmotte (dans les Alpes).
Dans les jours qui suivent Noël, les représentations théâtrales de la pastorale « la pastouralo » viennent compléter la fête. Il s’agit de pièces en langue provençale écrites pour la plupart au 19ème siècle ou au début du 20ème.
C’est pour la chandeleur « candelouso » le 2 février que se termine le temps de Noël. On défait la crèche en rangeant soigneusement les santons.
Les « fèsto calendalo », les festivités de Noël sont terminées.

Carnaval

Carnaval est fêté dans toute la France depuis le Moyen-Âge et la tradition s’est maintenue dans le sud de la France. Si vous vous trouvez en Provence la semaine qui précède le mercredi des cendres et particulièrement le mardi gras, vous avez de fortes chances de tomber sur un cortège aux couleurs vives, où les gens costumés profitent de la tradition de Carnaval pour s’amuser.
Le sens premier est de se défouler avant les quarante jours de jeûne du carême : tous les débordements ou presque sont autorisés ; les participants protégés par leur déguisement ou leur masque peuvent se livrer à tous types de moqueries ou de farces.
Vous entendrez sûrement parler du procès de « Caramentran » (carême entrant), il s’agit d’un mannequin de paille qui est responsable de tous les maux de l’année qui vient de s’écouler. Des juges, des témoins argumentent publiquement pour prouver qu’il mérite la peine capitale. Les accusations changent chaque année en fonction de l’actualité mais « Caramentran » est toujours condamné et brûlé sur un bûcher. C’est une sorte de rite d’expulsion du mal à caractère très populaire.

Saint-Pierre

Sur toute la côte, le 29 juin, de Martigues à Cannes, on fête le patron des pêcheurs  » Pierre ». Tout le village se réunit pour un aïoli monstre (ou « un boui-abaisso » bouillabaisse, masculin en Provençal) en plein air.
L’après midi ont lieu des joutes Provençales (« La targo ») dans le port : deux équipes s’affrontent, leur bateau se croisent et chacun des deux targaire doit essayer de faire tomber son adversaire à l’eau à l’aide d’une lance (sans danger) qui vient frapper un plastron de protection. le targaire est juché sur la « Tinteino », plateforme surélevée à l’arrière du bateau.

Saint-Eloi

Saint-Eloi, patron des charretiers, est surtout fêté d’Avignon à Toulon, entre la fin juin et la fin Août, quoique sa fête officielle se situe en décembre, mais le proverbe dit :
« Sant Aloi es un bouon sant, si fèsto dous coup l’an » ( Saint-Eloi est un bon Saint, on le fête deux fois l’an)
La fête commence par la cavalcade des « carreto ramado » (charrettes feuillues).
les tambourinaires accompagnent toujours ces magnifiques défilés où les chevaux sont harnachés de fête.


Fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser une réponse.

Laisser un commentaire

Réseau d'échanges inte... |
SPQIDS |
SITE DE LA PLATE FORME "VIO... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Jnanate éco-ferme
| Association Vivre à Lagarde...
| Referendum Constitution Mar...